Anecdotes et Histoire Véridique et Réel



#1 [ 2 ou 2000 ? ]

Le baseballeur professionnel utilise en moyenne 72 bâtons en une saison. Une année, Babe Ruth en a utilisé 170. Il faut dire qu'il en offrait en cadeaux. Mais Lou Gehrig, lui aussi membre du Temple de la renommée, n'en utilisait que six par saison. Bill Terry, des Giants de New York, n'a eu besoin que de deux bâtons pour gagner le championnat des frappeurs en 1930 (moyenne de ,401). De son côté, le premier-but Orlando Cepeda jetait son bâton après chaque coup sûr. Il en a claqué 2 351 en carrière!

#2 [ Fausses Balles ]

La balle qui a frappé et qui a lourdement blessé Ray Chapman -- c'était à la 5e manche, alors que les ombres s'allongeaient sur le terrain -- était éraflée et sale. Ce qui a peut-être gêné sa vision. Depuis, les arbitres n'hésitent pas à remplacer les balles souillées.

#3 [ Un rabat, deux rabats.. ]

Le 18 août 1967, Tony Conigliaro, un puissant frappeur des Red Sox de Boston, est atteint en plein visage par un lancé de Jack Hamilton, des Angels. Résultats: mâchoire fracturée, vision à jamais endommagée, carrière terminée. L'accident donne naissance au règlement 1.16 qui rend obligatoire le protège-oreille. La plupart des casques n'ont qu'un rabat qui protège le côté de la tête faisant face au lanceur. Les frappeurs ambidextres ont habituellement deux casques, bien que quelques-uns possèdent un modèle à deux rabats. Derrière le marbre, les receveurs portent le casque avec le rabat arrière.

#4 [ Mack lave plus blanc ]

Les baseballeurs portent l'uniforme blanc à domicile et, sauf exception, l'uniforme gris à l'étranger. Comment ça? C'est la faute, si on peut dire, à Cornelius McGuillicuddy. 
« Connie Mack » pour les intimes est le gérant des Athletics de Philadelphie qui, de 1901 à 1950, gagneront huit championnats de l'Américaine et cinq titres de la Série mondiale. Monsieur Mack, comme tout le monde l'appelle, y compris sa famille, remarque que ses joueurs se démènent à domicile, où ils souillent leurs uniformes, tandis qu'à l'étranger ils ont tendance à se la couler douce. Il se dit que ses gars ne veulent pas salir leurs beaux uniformes blancs parce qu'il est plus compliqué de les laver loin de la maison. Il commandera donc des uniformes gris et, à leur voyage suivant, ses joueurs remporteront six victoires consécutives. 

#5 [ Superstitions... ]

Roger Craig lançait pour les Mets de New York de 1962, probablement la pire équipe de l'histoire. Après avoir perdu 15 matchs de suite, il voulut défier le destin en optant pour le numéro 13. Il perdit la partie suivant 15-2, une différence de 13 points. En 1990, les Red Sox de Boston, pour secouer une profonde léthargie, s'adonnèrent à une parodie de vaudou. Assis autour de 69 bougies, de serpents et d'araignées de pacotille, de deux chats noirs, d'un coq et d'au maillot numéro 13, les joueurs se mirent à déclamer des phrases sans queue ni tête. Il perdirent ainsi le match suivant...

#6 [ Pourquoi le lanceur 
est-il là où il est? ]

De 1890 à 1892, Amos Russie retire 985 frappeurs sur trois prises pour les Giants de New York. C'est à cause de cette trempe que le monticule du frappeur est reculé de 15 pieds 6 pouces (4,7 mètres), soit à 60 pieds 6 pouces (18,4 mètres) du frappeur. Par la suite, Amos ne retirera plus que 200 frappeurs par saison et la moyenne offensive de ses adversaires grimpera en flèches.

#7 [ Bizarrerie #1 ]

En 1965, le vice-président américain Hubert Humphrey assiste à un match de la Série mondiale. Sur le terrain, devant lui, se tient un agent des services secrets. Les deux équipes conviennent que toute balle qui frappa l'agent sera en jeu!

#8 [ Bizarrerie #2 ]

En 1910, au New Jersey, un terrain est traversé par une voie ferrée. Avec trois coureurs sur les sentiers, un frappeur de puissance expédie la balle dans la cheminée d'un locomotive qui passe. Décision de l'arbitre: circuit!

#9 [ Un terrain 
propre, propre, propre... ]

Les préposés au terrain du Royals Stadium de Kansas City se ruent vers l'avant-champs après la cinquième manche pour ratisser le monticule et les sentiers. Ils se disent détenteurs du record de vitesse (26 secondes) mais la marque est menacée par les préposés du SkyDome de Toronto qui se proclament les plus rapides au monde et qui exécutent leurs travaux ménagers sur l'air de l'ouverture de l'opéra Guillaume Tell de Rossini. Lors du match des Étoiles de 1991, les préposés au terrain du SkyDome arrivèrent en limousine et en tenue de soirée!

#10 [ Dans les petits pots... ]

Wee Willie Keeler, l'un des plus grands frappeurs de l'histoire, résumait ainsi son art: 
« Frappez-la, où il n'y a 
personne » C'est-à-dire, frappez la balle là où un joueur défensif ne peut l'attraper. Mesurant 1m 60 et pesant 63,5 kilos, Willie ne frappera que 34 circuits en 19 ans mais sa moyenne offensive sera de ,341. En 1897 pour Baltimore, il obtiendra 239 coups sûr en 129 matchs, une moyenne de ,424, et ce, avec le bâton le plus court jamais utilisé chez les pros, un cure-dents de 77,5 cm !

#11 [ Pari sur amorti ]

Le receveur Yogi Berra avait un mal fou à récupérer les amortis lorsqu'il évoluait dans les ligues mineures. Un jour, son gérant lui parie un steak qu'il ne pourra retirer un seul coureur au premier but de toute la partie. Yogi montre sa maladresse habituelle. Plus tard, à son tour au bâton, il frappe un amorti, ramasse la balle et la lance au premier but. Il s'est retiré lui-même mais a gagné son pari...

#12 [ Comment le balai 
a perdu son manche... ]

Jusqu'au début de ce siècle, les arbitres nettoyaient le marbre avec un balai ordinaire à long manche. Le travail fait, il le lançaient négligemment vers le banc des visiteurs. En 1904, un joueur des Cubs de Chicago en toute vers le marbre trébuche sur le balai de l'arbitre et se tord une cheville. Le mal est fait mais le remède est trouvé: dorénavant, l'homme en bleu utilisera un balai de poche. 

#13 [ Une gazelle du nom de 
cool papa Bell ]

James Bell, une vedette des Negro Leagues, était rapide comme l'éclair en plus de se débrouiller plutôt bien au bâton (moyenne de ,411 en 1946, à l'âge de 43 ans). Il a déjà marqué du deuxième but sur une chandelle et du premier sur un amorti sacrifice, et ce, à 'âge de 45 ans. Satchel Paige disait que Bell était si rapide qu'il pouvait fermer la lumière et sauter dans le lit avant qu'il fasse noir ...

#14 [ Les mains 
comme des passoires ] 

Un certain « Zeke » Bonura, un avant-champ de Chicago dans les années 30, avait les mains comme les passoires. Un jour, avec deux retraits et trois coureurs sur les sentiers, Zeke bloque un roulant, échappe la balle, la ramasse, l'échappe à nouveau et lui donne un coup de pied. Quand il la récupère finalement, trois points ont été marqués et le frappeur file vers le troisième but. Zeke lance la balle. Elle atterrit dans l'abri, et le coureur marque.

Référence de cette page « Le baseball d'un but à l'autre » [ Livre ]